Santé : Tout savoir sur la contraception

Santé : Tout savoir sur la contraception
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L’éventail des méthodes de contraception est aujourd’hui plutôt large. L’objectif ? Vous proposer une méthode parfaitement adaptée à votre corps et à votre style de vie. Vous avez le choix entre deux grands types de contraception : la contraception chimique (hormonale) ou mécanique (stérilet, préservatif féminin, préservatif masculin). Retour sur toutes ces méthodes et conseils pour choisir celle qui vous convient !

PILULE, PATCH, IMPLANT… : POINT SUR LA CONTRACEPTION HORMONALE

Inspirée du fonctionnement naturel des hormones produites tout du long du cycle menstruel, la contraception hormonale ne compte pas que la pilule : patch, implant, injection de progestérone et anneau vaginal sont également disponibles. Des méthodes à connaître pour bien choisir la vôtre !

LA PILULE CONTRACEPTIVE

La pilule contient des hormones semblables à celles que produisent les ovaires. Ces hormones de synthèse agissent à trois niveaux :

Elles bloquent l’ovulation épaississent la glaire cervicale ce qui empêche les spermatozoïdes de passer le col de l’utérus modifient la muqueuse utérine pour empêcher la fixation d’un éventuel œuf.
La pilule combinée contient des œstrogènes et de la progestérone. Comme elle bloque l’ovulation, elle n’est prise que 21 jours par mois pour que les règles puissent arriver au cours des 8 jours d’interruption.

Une pilule microprogestative (ou micropilule) contient seulement de la progestérone. Elle doit être impérativement prise tous les jours, 365 jours sur 365, de sorte que les règles peuvent être de fait supprimées. Certaines micropilules ne bloquent pas l’ovulation : les règles sont alors maintenues.

LE PATCH CONTRACEPTIF

Le patch contraceptif est un « timbre » que l’on colle sur la peau : il diffuse une association d’hormones similaires à celle d’une pilule combinée. Il doit être enlevé au bout de 21 jours et remplacé par un autre après l’interruption d’une semaine au cours de laquelle surviendront les règles.

L’ANNEAU VAGINAL

L’anneau est un anneau flexible en plastique poreux que l’on insère au fond du vagin : il contient une association d’hormones similaire à celle d’une pilule combinée. Les hormones sont libérées à travers la paroi vaginale dans le sang par la chaleur du corps. Comme la pilule et le patch, une interruption d’une semaine au bout de 3 semaines est nécessaire pour que les règles apparaissent. L’anneau doit alors être enlevé et remplacé.

L’IMPLANT CONTRACEPTIF

L’implant est un petit cylindre en plastique grand comme une allumette (4 cm x 2 mm) que l’on insère sous la peau (du bras généralement) pour une durée de 3 ans. Il diffuse dans le sang de la progestérone, comme une pilule microprogestative. Il entraîne l’arrêt des règles.

L’INJECTION DE PROGESTATIF

Avec une injection intramusculaire tous les trois mois de progestérone de synthèse, à réaliser par un médecin ou une infirmière, la contraception est constante pendant 12 semaines.

Votre médecin généraliste peut vous aider à choisir la méthode de contraception la plus adaptée. Si vous avez déjà eu des enfants, retrouvez toutes les méthodes de contraception adaptées dans notre article Contraception après un premier enfant.

LA CONTRACEPTION D’URGENCE

Une relation sexuelle non protégée ou un « accident » (préservatif qui se déchire, oubli de pilule par exemple) exposent à un risque de grossesse non désirée. Une contraception d’urgence existe : disponible sans ordonnance en pharmacie (elle est même gratuite pour les mineures). Ce progestatif est à prendre dans les 72 heures suivant le rapport. Elle ne doit absolument pas être considérée comme une contraception comme les autres. Elle est très efficace. Il faut donc l’utiliser lorsqu’il y a un risque de grossesse non désirée.

CONTRACEPTION : LES METHODES ADAPTEES AUX JEUNES MAMANS

L’appareil génital met un certain temps avant de revenir à la normale après l’accouchement. Vous ne pouvez donc pas opter pour n’importe quelle méthode de contraception !

LES MÉTHODES NATURELLES

La courbe de température et la méthode du calendrier (méthode Ogino-Knauss) ou la méthode Billings, (examen de l’évolution de la glaire cervicale) ont des taux d’échec élevés, de l’ordre de 30 à 40 %. Ces méthodes ne peuvent donc être utilisées que si l’arrivée d’un autre bébé ne pose pas de problème !

LES MÉTHODES « BARRIÈRE »

L’utilisation d’un préservatif masculin ou féminin, avec un lubrifiant additionné de spermicides ou de mousse spermicide est la méthode de contraception la plus sûre après l’accouchement.

Cape cervicale ou diaphragme sont des méthodes barrière qui demandent aux femmes de bien connaître leur corps ainsi qu’un certain apprentissage : il s’agit d’un dispositif que l’on place sur le col de l’utérus avant les rapports, et qui empêche le passage des spermatozoïdes. Ils ne sont pas utilisables tout de suite après un accouchement car l’appareil génital, en particulier l’utérus, a été très distendu par la grossesse : mieux vaut attendre que votre médecin vous confirme que tout est revenu à la normale.

LES MÉTHODES HORMONALES

Vous pourrez tout à fait (re)prendre la pilule ou un autre mode de contraception hormonale (implant, anneau vaginal). Néanmoins, vous devrez attendre le retour de vos règles pour y recourir..

Béni Rahayu | Vania.com


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